Qu’est-ce que Agrobonsens ?

Agrobonsens, c’est une philosophie de production qui s’appuie sur des pratiques respectant la santé et l’environnement.

On la résume en 3 étapes : Prévenir – Suivre – Guérir 

Agrobonsens, c’est aussi une campagne visant à faire connaître et reconnaître les entreprises engagées dans la réduction des pesticides au Québec. À travers un répertoire, on fait découvrir diverses pratiques alternatives aux pesticides et des initiatives issues du secteur agricole. Rejoignez notre mouvement et soutenez l’agriculture du gros bon sens!

Le Pôle d’excellence en lutte intégrée du CLD des-Jardins-de-Napierville est à l’origine de cette initiative.

Découvrez le PELI

Changeons l’avenir de
L’AGRICULTURE

Investissons dans les
ALTERNATIVES
aux pesticides

1
Prévenir
Ensemble de pratiques permettant de prévenir l'apparition de dommages causés par les ennemis des cultures.
2
Suivre
Ensemble de pratiques permettant de suivre l'évolution des ennemis des cultures au long de la saison.
3
Guérir
Ensemble de pratiques physiques, biologiques ou chimiques permettant de contrôler les ennemis des cultures.

Découvrez la
lutte intégrée

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question

Dois-je m’inquiéter des résidus de pesticides qu’on trouve dans les fruits et légumes?
Peut-on se fier à notre système de contrôle?
Qu’est-ce qu’on entend par « résidus de pesticides »?
Qu’est-ce qu’une limite maximale de résidus?
Comment sont établies les limites maximales de résidus jugées sécuritaires pour la santé humaine?
Peut-on se fier aux méthodes de détection des pesticides dans les aliments?
Les normes concernant les limites maximales de résidus de pesticides au Canada sont-elles plus sévères que celles des États-Unis?
Est-ce que les fruits et légumes locaux contiennent moins de résidus de pesticides?
Pourquoi les agriculteurs utilisent-ils des pesticides?
Y a-t-il un emploi abusif de la part des agriculteurs?
Est-ce que l’utilisation de pesticides est vraiment nécessaire?
Est-ce que l’agriculture biologique est la seule solution pour éviter les pesticides?
Y a-t-il des solutions alternatives à l’utilisation des pesticides?

Questions sur les
pesticides

  • Questions : Dois-je m’inquiéter des résidus de pesticides qu’on trouve dans les fruits et légumes?
    Réponse :

    Santé Canada établit des limites précises quant aux quantités de résidus de pesticides pouvant se retrouver dans les aliments afin que leur consommation soit sécuritaire pour la santé humaine. Au minimum, cette limite est 100 fois plus basse que le seuil de sécurité, voire même 3 000 fois, dans certains cas selon le pesticide. Ces valeurs de référence ne sont pas établies de façon aléatoire, mais reposent sur les connaissances scientifiques et des résultats de recherches approfondies. Elles tiennent aussi compte des effets cumulatifs liés à la consommation quotidienne d’une personne, tout au long de sa vie. Le fait qu’un aliment puisse contenir une trace de pesticide ne signifie pas qu’il y a présence de risques pour la santé, et ce, même s’il est consommé en grande quantité. Les avantages pour la santé de consommer des fruits et légumes surpassent nettement les risques occasionnés par la présence de résidus de pesticides. Les effets indésirables sur la santé des pesticides (cancers, fertilité, systèmes immunitaires ou nerveux) concernent surtout des situations avec une exposition directe aux pesticides , comme les travailleurs agricoles, d’où l’importance d’avoir des mesures de protection.

  • Questions : Peut-on se fier à notre système de contrôle?
    Réponse :

    Le Canada dispose d’un des systèmes de contrôle et d’homologation des pesticides les plus rigoureux au monde. L’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA) de Santé Canada est responsable de s’assurer que tous les pesticides, lorsqu’ils sont utilisés de la manière prescrite, sont sans danger pour la santé et pour l’environnement. Elle établit aussi les limites maximales de résidus (LMR) de pesticides pouvant se retrouver dans les aliments. L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) de Santé Canada surveille quant à elle la présence de résidus de pesticides dans les aliments, par le biais de son Programme national de surveillance des résidus chimiques, et détermine la conformité des produits aux LMR. Le plus récent rapport de l’ACIA pour la période de surveillance 2014-2015 indiquait que le taux de conformité des fruits et légumes d’origine canadienne était de 97,8 % et de 95 % pour ceux qui proviennent d’importations.

  • Questions : Qu’est-ce qu’on entend par « résidus de pesticides »?
    Réponse :

    Lorsque les producteurs agricoles utilisent des pesticides, un délai entre l’application et la récolte doit être respecté. Ce délai tient compte notamment de la vitesse de dissipation naturelle de chaque pesticide (pluies, soleil, vent, etc.) qui varie selon le type de pesticide et permet de limiter au maximum sa présence au moment de la récolte. Après l’utilisation d’un pesticide dans le champ, il peut en rester de petites quantités (ou de ses produits de dégradation) : c’est ce qu’on appelle des résidus de pesticides. De façon générale, il s’agit de quantités si infimes que leur présence se compte en parties par million (très souvent en deçà d’une partie par million).

  • Questions : Qu’est-ce qu’une limite maximale de résidus?
    Réponse :

    Une limite maximale de résidus (LMR) est une concentration de résidus d’un pesticide donné sur un aliment donné, jugée sécuritaire pour la santé humaine.

  • Questions : Comment sont établies les limites maximales de résidus jugées sécuritaires pour la santé humaine?
    Réponse :

    La Loi sur les produits antiparasitaires régit l’évaluation et la gestion des risques associés aux pesticides, avant et après leur homologation. On y prévoit la fixation des limites maximales de résidus (LMR) pour les différentes combinaisons pesticide-aliment. Santé Canada établit les LMR en se basant sur de nombreux critères, soit :

    • la dose sans effet nocif observé (pour les animaux de laboratoire) divisée par un facteur de sécurité d’au moins 100 et pouvant aller jusqu’à 3 000 selon le pesticide;
    • l’exposition globale d’une personne à un pesticide donné, soit par le régime alimentaire, l’eau potable et l’utilisation du produit dans les maisons et les écoles et autour de celles-ci;
    • les effets cumulatifs du pesticide donné et d’autres pesticides ayant un mécanisme de toxicité commun auxquels les consommateurs peuvent être exposés dans leur quotidien;
    • les différentes sensibilités des sous-groupes suivants : les nourrissons, les enfants et les femmes enceintes.

    Pour les combinaisons de pesticide-aliment pour lesquelles il n’existe pas de LMR, il est rassurant de savoir que le Règlement sur les aliments et drogues prévoit que la concentration du pesticide donné doit être inférieure ou égale à 0,1 partie par million.

  • Questions : Peut-on se fier aux méthodes de détection des pesticides dans les aliments?
    Réponse :

    Le matériel de laboratoire et les méthodes d’analyse modernes sont de plus en plus perfectionnés et permettent de détecter de faibles quantités de résidus de pesticides (en moyenne, aussi faibles que 0,02 partie par million), soit des concentrations bien en deçà des limites maximales permises.

  • Questions : Les normes concernant les limites maximales de résidus de pesticides au Canada sont-elles plus sévères que celles des États-Unis?
    Réponse :

    Les limites maximales de résidus du Canada et des États-Unis sont en général très similaires, car elles sont établies en utilisant la même approche scientifique. Les disparités sont habituellement reliées à des différences dans les méthodes d’application des pesticides, ou des limites n’ayant pas été établies au cours de la même période. Un effort d’harmonisation est en cours pour l’Amérique du Nord depuis les années 2000.

  • Questions : Est-ce que les fruits et légumes locaux contiennent moins de résidus de pesticides?
    Réponse :

    Difficile à dire avec certitude, mais le dernier rapport du laboratoire d’expertises et d’analyses alimentaires du MAPAQ indiquait que, pour la période 2013-2014 , aucun fruit ou légume cultivé au Québec ne contenait de pesticides dans une mesure qui dépassait les limites maximales de résidus (LMR). Le rapport précédent, pour la période 2007-2011 , mentionnait que seulement 1 % des fruits et légumes québécois excédaient les LMR contre 7 % des fruits et légumes importés. Une autre raison d’acheter local et d’encourager nos producteurs d’ici!

  • Questions : Pourquoi les agriculteurs utilisent-ils des pesticides?
    Réponse :

    Les agriculteurs utilisent des pesticides pour protéger leurs cultures contre les pertes dues aux insectes, aux mauvaises herbes et aux maladies. Ces produits aident à assurer la quantité et la qualité des fruits, des légumes et des grains. Sans eux, des récoltes entières pourraient être détruites et rendre l’agriculture insoutenable, avec pour conséquence une augmentation des coûts de production et des coûts des aliments.

  • Questions : Y a-t-il un emploi abusif de la part des agriculteurs?
    Réponse :

    La très grande majorité des agriculteurs habitent là où ils travaillent, boivent l’eau de leur puits et se nourrissent avec les produits qu’ils cultivent. Ils sont les premiers exposés aux risques potentiels liés à l’usage des pesticides. Ils ne les emploient pas par plaisir. De plus les pesticides sont très coûteux. Les agriculteurs n’ont aucun intérêt à en faire un usage abusif, mais plutôt une utilisation raisonnée. Selon les principes de la lutte intégrée, les pesticides devraient être utilisés seulement si les seuils d’intervention sont atteints. Grâce au dépistage, le producteur sait s’il faut intervenir ou non et de nombreuses méthodes indirectes et directes permettent également d’éviter d’avoir recours aux pesticides.

  • Questions : Est-ce que l’utilisation de pesticides est vraiment nécessaire?
    Réponse :

    Les producteurs évoluent sur des marchés fortement compétitifs et doivent répondre à des impératifs de rendement et de qualité de plus en plus exigeants. En l’absence de solutions alternatives efficaces, les pesticides demeurent nécessaires pour lutter contre les ennemis des cultures et garantir l’approvisionnement en denrées en qualité, en quantité et à prix compétitifs. À défaut de cela ce sont des denrées provenant d’ailleurs que nous retrouverons sur les étals des épiciers. Comme les prix et l’apparence des fruits et légumes demeurent, pour la grande majorité des consommateurs, des éléments décisifs lors de l’achat d’un produit plutôt qu’un autre, la réduction de l’usage des pesticides doit passer par des solutions de rechange efficaces et économiquement viables.

  • Questions : Est-ce que l’agriculture biologique est la seule solution pour éviter les pesticides?
    Réponse :

    Tous les agriculteurs, quelles que soient leurs méthodes de production, luttent contre des ravageurs. La certification biologique assure au consommateur qu’aucun pesticide de synthèse n’a été utilisé. Cela ne veut pas dire qu’aucun pesticide n’a été utilisé, ni même que le produit est garanti exempt de résidus de pesticides. Autrement dit, l’usage des pesticides chimiques n’est pas interdit, seuls les pesticides chimiques de synthèse le sont. En effet, les producteurs biologiques ont recours à des pesticides d’origine naturelle pour contrôler les ravageurs tels que des bactéries (ex. BT), des virus et des molécules chimiques issues de la nature (extraits de plantes, éléments métalliques comme le cuivre, etc.). Leurs indices de risque pour la santé et l’environnement sont souvent plus faibles que ceux de synthèse, et ils ont tendance à être moins persistants dans l’environnement. Certains peuvent toutefois représenter un risque pour les insectes pollinisateurs, avoir une forte persistance dans le temps, générer l’apparition de résistance chez les ravageurs, ou poser un risque pour la santé humaine. Un produit d’origine naturelle ne veut pas dire qu’il est sans danger.

  • Questions : Y a-t-il des solutions alternatives à l’utilisation des pesticides?
    Réponse :

    Au cours des années, les producteurs maraîchers, fruitiers et céréaliers du Québec ont investi des sommes importantes dans les centres d’expertise pour soutenir la recherche dans ce domaine. Ainsi, des méthodes alternatives innovantes pour lutter contre des ravageurs spécifiques ont été mises en place avec succès (les mouches stériles de l’oignon, la production fruitière intégrée, la confusion sexuelle du carpocapse de la pomme, les trichogrammes pour lutter contre la pyrale du maïs sucré, la mise en place du Pôle d’excellence en lutte intégrée, etc.). Malgré ces avancées, il reste encore beaucoup à faire, car il n’existe pas de méthodes alternatives pour tous les ravageurs qui s’attaquent aux cultures au Québec. Pour aller plus loin, il faut investir davantage dans la recherche, la formation, le transfert des connaissances, l’accompagnement et, surtout, dans les outils de dépistage. L’agriculture biologique pourrait aussi représenter une avenue intéressante, mais nécessite davantage d’investissement et de soutien.

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