Faits saillants

Généralités

  • Près de 75% des superficies cultivées sont dépistées

  • Peut se décliner sous forme de piégeage, de suivi par capteurs de spores ou par imagerie ou par drones

  • Complémente bien la lutte biologique

  • S’applique à tous les secteurs de production

Avantages

  • Diminue les risques de résistance

  • Favorise les ennemis naturels et les pollinisateurs

  • Peut augmenter les rendements et la qualité de la récolte en déterminant le bon moment d’intervention

Défis

  • Nécessite du temps pour le dépistage

DESCRIPTION TECHNIQUE

Le dépistage visuel est la méthode de base pour savoir ce qui se passe dans ses champs et pour pratiquer une régie intégrée. Il consiste essentiellement à faire le tour d’une parcelle sur une base régulière (aux 2 jours en période d’infestation, 1 fois par mois, etc.) afin d’y déceler des signes de maladies, ravageurs, adventices ou problèmes culturaux. La plupart des producteurs font déjà du dépistage en marchant leurs champs, mais sans la rigueur d’un dépistage classique.

Un bon dépistage s’articule autours de 4 principes : savoir quoi chercher, quand et où, et savoir les seuils d’intervention. Pour savoir ce que l’on cherche, on fait appel à des guides d’identification ou des bases de données (IRIIS, CRAAQ, Prisme, etc.). On peut chercher selon les symptômes observés (dégât, infection), le stade nuisible du ravageur (larve, insecte adulte, adventice) ou travailler préventivement en dépistant les stades précoces (œuf, larve, spore, infections avortées ou plantules). Il est important de connaître la gravité d’un risque en fonction du stade. Par exemple, une plantule n’est pas nuisible dans du maïs au stade reproductif. Ainsi, les dépistages les mieux planifiés se basent sur les périodes de sensibilité critique des ennemis principaux. Enfin, les seuils d’intervention nous donnent le moment critique où une intervention est économiquement avantageuse, en se basant sur les niveaux de la population de l’ennemi (préventif) ou de ses dommages (curatif).

En cas de doute sur un échantillon, soumettez-le à un agronome ou au Laboratoire de diagnostic en phytoprotection. Pour rendre le dépistage plus efficace, il est possible d’utiliser des pièges, des capteurs de spores, des drones, de l’imagerie ou des outils moléculaires.

Mise en place
à la ferme

  1. Trouver un agronome, un club-conseil en agroenvironnement ou un travailleur capable de dépister les problèmes propres à vos cultures

  2. Mettre en place un calendrier de dépistage pour vos différentes cultures

  3. Prendre en compte les différents facteurs (dénombrement des populations de ravageurs et d’auxiliaires, prévisions météorologiques, stade de la culture, valeur estimée de récolte, etc.) avant chaque traitement pesticide

  4. Produire des rapports de dépistage afin de contribuer aux registres de l’entreprise

Distributeurs

Coûts

Variable
selon la culture

Les coûts varient en fonction de la culture et d’autres facteurs. Consulter votre conseiller pour plus de détails.

Personnes-ressources

Luc
Belzile

agroéconomiste
IRDA

Nadia
Surdek

agronome
Pleine Terre

Catherine
Thireau

agronome
Prisme

Sources : April et al., 2014

Validé par Philippe Jetten-Vigeant, agr.