Faits saillants

Avantages

  • Permet d’éviter plusieurs applications par année sans diminuer le rendement

  • Augmente l’efficacité des traitements en déterminant le bon moment pour appliquer

  • Évite les applications qui auraient plus d’impacts négatifs sur les auxiliaires qu’ils n’ont d’impacts positifs sur la rentabilité

  • Permet de mieux connaître ses champs et de déceler rapidement les problématiques, récurrentes ou rares

Défis

  • Nécessite du temps ou des ressources afin de traverser les champs, même si un seul passage par saison a ses avantages

DESCRIPTION TECHNIQUE

Le dépistage visuel est la méthode de base pour savoir ce qui se passe dans ses champs et pour pratiquer une régie intégrée. Il consiste essentiellement à faire le tour d’une parcelle sur une base fréquente (aux deux jours en période d’infestation, à 1 fois par mois, etc.) afin d’y déceler des signes de maladies, ravageurs, adventices ou problèmes culturaux. La plupart des producteurs font déjà du dépistage en marchant leurs champs, mais sans la rigueur d’un dépistage classique.

Plus précisément, un bon dépistage s’articule autours de 4 principes : savoir quoi chercher, quand et où, et savoir les seuils d’intervention. Afin d’avoir une idée de ce que l’on cherche en fonction du champ,  il est possible de faire appel à des guides d’identification ou des bases de données, souvent rédigés par culture (IRIIS, CRAAQ, Prisme, etc.). On peut chercher le symptôme sur la plante (dégât, infection), le stade nuisible (larve, insecte adulte, adventice) comme on peut travailler en préventif en dépistant les stades précoces (œuf, larve, spore, infections avortées ou plantules). Il est aussi important de connaître la gravité d’un risque en fonction du stade. Par exemple, un plantule n’est pas nuisible dans du maïs au stade reproductif. Ainsi, les dépistages les mieux planifiés se basent sur les périodes de sensibilité critique des ennemis principaux. Enfin, les seuils d’intervention nous donnent le moment critique où une intervention est économiquement avantageuse, en se basant sur les niveaux de la population de l’ennemi (préventif) ou de ses dommages (curatif). En cas de doute sur un échantillon, soumettez-le à un agronome ou au Laboratoire de diagnostic en phytoprotection.

Pour rendre le dépistage plus efficace, il est possible d’utiliser des pièges, des capteurs de spores, des drones, de l’imagerie ou des outils moléculaires.

Mise en place
à la ferme

  1. Trouver un agronome, un club-conseil en agroenvironnement ou un travailleur capable de dépister les problèmes propres à vos cultures

  2. Mettre en place un calendrier de dépistage pour vos différentes cultures

  3. Prendre en compte les différents facteurs (dénombrement des populations de ravageurs et d’auxiliaires, prévisions météorologiques, stade de la culture, valeur estimée de récolte, etc.) avant chaque traitement pesticide

  4. Produire des rapports de dépistage afin de contribuer aux registres de l’entreprise

Distributeurs

Coûts

Variable
selon la culture

Les coûts varient en fonction de la culture et d’autres facteurs. Consulter votre conseiller pour plus de détails.

Subventions

50-90%
des honoraires subventionnés

Le Programme service-conseil du MAPAQ subventionne de 50 à 90% des frais de consultation agronomique et de dépistage effectué par un club-conseil ou un agronome. Consulter votre bureau de direction régionale ou votre conseiller pour plus d’informations

Personnes-ressources

Luc
Belzile

agroéconomiste
IRDA

Nadia
Surdek

agronome
Pleine Terre

Catherine
Thireau

agronome
Prisme

Validé par Philippe Jetten-Vigeant, agr.