La confusion sexuelle consiste à entraver l’accouplement des insectes dont le mâle localise la femelle grâce à des phéromones. Le principe est simple : on installe des diffuseurs pour saturer les champs ou les vergers d’une phéromone synthétique, semant ainsi la confusion chez le mâle qui n’arrive plus à trouver de partenaire pour s’accoupler. En somme, moins d’accouplement, moins de bébés et donc moins de dommages. Dans certaines situations, on peut attirer les mâles dans des «cabanes» pour qu’ils soient recouverts de phéromones femelles. Ils vont non seulement être désorientés, mais vont aussi servir de diffuseurs ambulants.
La confusion sexuelle ne permet peut-être pas un contrôle parfait des ravageurs, mais elle permet de réduire les applications de pesticides. Son efficacité est optimale lorsque la pression des ravageurs est faible, puisque les chances statistiques qu’un mâle tombe sur une femelle par hasard sont plus faibles. Aussi, comme pour l’insecte stérile, la confusion sexuelle dépend du taux d’adoption. Plus tes voisins en font, plus c’est efficace parce que ça diminue les populations régionales. C’est dans cette optique que l’IRDA pilote un programme de lutte au carpocapse de la pomme avec l’objectif de convaincre au minimum 35 % des entreprises pomicoles d’utiliser la confusion sexuelle d’ici 2020.
