Faits saillants

Généralités

  • Sert d’alternative à l’utilisation de BT, de diamides et de pyréthroïdes aux indices de risques allant de faibles à moyens

  • Doit être en place dès la première capture d’adulte par le RAP ou un piège sur la ferme ou au stade 4 à 6 feuilles du maïs (Para-Bio)

  • Disponible commercialement au Québec depuis 1996

  • Utilisé sur plus de 150 fermes et 1250 ha au Québec

  • Complémente bien le dépistage et les bandes fleuries

  • Devient plus efficace à long terme si les champs voisins utilisent la même technique

  • S’applique principalement, mais pas exclusivement, aux secteurs fruitier et maraîcher

Avantages

  • Ne comporte aucun risque de résistance ou de phytotoxicité

  • Favorise les ennemis naturels

  • Ne dépend pas de la météo

  • S’attaque à l’insecte avant qu’il ne cause de dommage sur la récolte, améliorant la commercialisation

  • Permet souvent une prime à la vente pour le remplacement des insecticides

Défis

  • Nécessite plus de main d’oeuvre pour l’installation de cartes, ou plus de moyens techniques pour les autres méthodes (drone, avion, etc.)

DESCRIPTION TECHNIQUE

Les trichogrammes sont des petites guêpes qui pondent leurs œufs dans les œufs de papillons ravageurs. Leurs larves mangent ainsi les ravageurs avant qu’ils n’éclosent. Il est donc important d’assurer un suivi du stade des ravageurs ciblés au moyen du dépistage ou du réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP).

À ce jour, la méthode d’application la plus populaire reste la pose à la main de trichocartes, bien qu’elle soit plus coûteuse en main d’oeuvre. Les œufs des trichogrammes sont alors placés sur des cartes en papier que l’on accroche dans le champ. Les différents stades de développement des œufs assureront l’éclosion des parasitoïdes sur une intervalle de 1 à 2 semaines. Il faut toutefois consulter les directives propres à chaque produit car le nombre d’œufs et l’espèce utilisée varient d’un produit à un autre.

Des essais sont en cours pour améliorer la rentabilité de l’utilisation des trichogrammes dans les fruits et légumes de transformation, au moyen de lâchers par drone ou par avion.

Champs d'application

Poireau

  • Teigne du poireau

Oignon

  • Teigne du poireau

Oignon vert

  • Teigne du poireau

Ail

  • Teigne du poireau

Chou chinois

  • Fausse-arpenteuse du chou
  • Fausse-teigne des crucifères
  • Piéride du chou

Brocoli

  • Fausse-arpenteuse du chou
  • Fausse-teigne des crucifères
  • Piéride du chou

Radis

  • Fausse-arpenteuse du chou
  • Fausse-teigne des crucifères
  • Piéride du chou

Chou pommé

  • Fausse-arpenteuse du chou
  • Fausse-teigne des crucifères
  • Piéride du chou

Pomme

  • Petit carpocapse de la pomme
  • Carpocapse de la pomme
  • Tordeuse à bandes obliques

Maïs sucré

  • Pyrale du maïs
  • Vers-gris occidental du haricot

Houblon

  • Pyrale du maïs

Poivron

  • Pyrale du maïs

Tournesol

  • Pyrale du maïs

Mise en place
à la ferme

  1. Calculer le taux d’application selon les directive du manufacturier et commande du matériel

  2. Appliquer au champ selon les directives du manufacturier

  3. Répéter les applications à l’intervalle donnée par la compagnie tout au long de la période de ponte du ravageur

Distributeurs

Coûts

La technique est assez efficace pour remplacer complètement les pesticides contre la pyrale du maïs. Pour ce qui est des relâchers par drones (à l’étude), le coût de traitement comporte un coût fixe d’application et un coût variable relié à la superficie traitée. Comme les traitements en régie conventionnelle sont à coût fixe, l’utilisation drones devient plus rentable que le calendrier de traitement classique (2 x MATADOR + 1 x CORAGEN) lorsque les applications se font sur plus de 12 ha.

Subventions

70-90%
des dépenses admissibles

Programme Prime-Vert Volet 1 | Équipements et pratiques visant la réduction des risques liés aux pesticides – MAPAQ

  • 70-90 % des dépenses admissibles jusqu’à concurrence de 12 000$ / an
  • Programme en vigueur jusqu’en 2023
  • À noter que le cumul des subventions pour l’ensemble des Équipements et pratiques visant la réduction des risques liés aux pesticides ne peut dépasser 60 000$ pour la durée du programme
  • À noter que le cumul des subventions pour l’Utilisation d’agents de lutte biologique et de phéromones (mouches stériles/diffuseurs à phéromones/trichogrammes) ne peut dépasser 12 000$ / an
  • Consulter votre bureau de direction régionale ou votre agronome pour plus d’information

 

Personnes-ressources

Josée
Boisclair

agr., M.P.M
IRDA

Mylène
St-Onge

Ph.D.
Anatis Bioprotection

Pour plus d’informations

Source : Jean, 2017 / Djukic, 2017 / Charbonneau et al., 2017 / Gagnon, 2015

Validé par Josée Boisclair, agr., Mylène St-Onge, Ph.D. et Philippe Jetten-Vigeant, agr.