Les prédateurs sont des agents de lutte biologique. La lutte biologique est une méthode de lutte qui repose sur l’utilisation d’êtres vivants appelés ennemis naturels. Ces derniers peuvent être des prédateurs, des parasitoïdes, des parasites ou des pathogènes. On reconnaît trois types de lutte biologique:

  1. l’introduction de nouveaux ennemis naturels;
  2. l’augmentation des populations d’ennemis déjà présents;
  3. la conservation des populations en place.

Les prédateurs naturels se nourrissent d’insectes ravageurs, mais leurs populations naturellement présentes n’offrent pas toujours un contrôle suffisant. Pour pallier cela, plusieurs espèces sont disponibles sur le marché et peuvent être relâchées au champ afin d’augmenter la pression sur les ravageurs des cultures.

Pour le producteur, l’introduction et l’augmentation ne sont pas très différentes. On doit d’abord dépister ses champs afin de connaître les ravageurs à combattre et leur population. Grâce à cela, on peut déterminer l’espèce de prédateur (ou les prédateurs) qui répond le mieux à ses besoins et évaluer la quantité à relâcher pour contrôler efficacement les populations de ravageurs. Ces introductions peuvent se faire en les répandant directement, via des cartes contenant des œufs d’ennemis naturels. On peut aussi directement les répandre, ou encore utiliser des systèmes d’aspersion ou des largages par drones. Pour la conservation, on parle plutôt de mettre en place des aménagements favorisant la multiplication d’ennemis naturels déjà présents sur la ferme. Les refuges pour ennemis naturels ou les bandes fleuries sont de bonnes façons d’offrir une cachette et de la nourriture à ceux-ci.

Plusieurs prédateurs sont des généralistes et peuvent donc s’attaquer à une vaste gamme d’insectes ravageurs. De plus, certaines espèces peuvent se reproduire au champ, voire passer l’hiver et offrir une pression de prédation pendant plus d’une génération. Cela dépend bien sûr des conditions qu’on leur offre, notamment grâce à des techniques de conservation comme les refuges.